onald Walken naît le 31 mars 1943 à Astoria, dans l'État de New-York. Il a dix ans quand il entre dans une école de théâtre où il apprend non seulement à jouer mais aussi à chanter et à danser. Il commence très tôt sa carrière sur les planches à Broadway, notamment aux côtés de Lisa Minelli dans la revue Best Foot Forward. Il faudra attendre 1971 pour le découvrir au cinéma dans Le Gang Anderson, de Sidney Lumet, qui l'avait remarqué sur les planches. Il joue aussi un second rôle dans Annie Hall, de Woody Allen en 1977. Cette année lui permet aussi de recevoir l'Oscar du meilleur second rôle masculin pour sa participation à Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino.
Son physique inquiétant et l'intensité de son regard lui valent depuis une carrière faite essentiellement de seconds rôles, souvent méchants, dans des films plus ou moins connus, depuis Dangereusement vôtre, le James Bond de John Glen en 1985 jusqu'au Grand Pardon d'Alexandre Arcady ! Il participe à de nombreux films de genre où il peaufine son look inquiétant comme dans Pulp Fiction (1994) de Quentin Tarantino et devient un acteur fétiche d'Abel Ferrara pour lequel il joue dans quatre films : King of New York (1989), The Addiction (1995), Nos Funérailles (1996) et New Rose Hotel (1998). Mais il sait aussi être un père émouvant comme dans Attrape moi si tu peux (2003) de Steven Spielberg, où il joue le mari de Nathalie Baye.

hristopher Walken a tourné à ce jour dans deux films de Tim Burton : il a joué le rôle du sinistre homme d'affaire Max Schreck, qui tire les ficelles dans Batman, le Défi. C'est en fait le seul méchant convaincant du film, même s'il ne porte pas de costume comme Le Pingouin ou Catwoman. Il a aussi joué le rôle du Cavalier sans tête et décapiteur dans Sleepy Hollow. Auditionné pour Charlie et la Chocolaterie, on lui a préféré Johnny Depp pour le rôle. Ces rôles très noirs et destructeurs correspondent à une bonne partie de sa filmographie et s'accordent avec son physique et l'intensité inquiétante de sa présence, digne des films du temps du muet.

màj : 2004